Road trip #2 : à la découverte de l’Ouest Australien (3ème et dernière partie)

Après 13 jours de voyage sur la côte ouest Australienne, nous avons atteint la cité de Broome, où nous sommes restés quelques jours, avant de continuer notre route jusqu’au Territoire du Nord ! Si ce n’est pas déjà fait, n’oubliez pas de lire la 1ère partie de notre road trip dans l’ouest Australien, ainsi que la 2ème partie !

JOUR 14
Barn Hill Station a Broome, 140 km

Nous quittons la Barn Hill Station de bon matin, direction Broome ! Nous avons pris un camping un peu en dehors de la ville car c’est moins cher qu’en plein centre. De plus, il y a une immense piscine ! Parfait : il commence à faire très chaud dans cette partie du pays !

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A Broome, la roche est rouge !

Broome est une petite ville sympathique, située au nord ouest de l’Australie. Elle ouvre la porte sur la région des Kimberleys, et aussi sur la Gibbs River Road, une route ralliant Kununarra, et strictement réservée aux 4×4 équipés ! Pour la pratiquer, il faut passer plus de 660 km en autonomie totale, et être prêt à affronter des traversées de cours d’eau, du sable, des rochers et autres mésaventures (ah oui, sans oublier les crocos et les buffles – s’ils ne se sont pas faits croqués par les crocos). Du coup, la Frogmobile s’est affolée à l’idée d’affronter de tels obstacles, et nous avons décidé de passer par la route bitumée. Surement moins fun, mais au moins, nous sommes certains de ne pas rester coincés !

Nous avons décidé de passer 3 nuits à Broome, pour avoir le temps de se poser un peu (ça fait du bien de prendre le temps de profiter après autant de route…) et de bien visiter la ville !

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A la recherche des dinosaures !

Le premier jour, nous rejoignons Mathias et Anca, qui restent au même camping que nous, à l’ouest de la ville. Là bas, sur la plage, l’on peut observer des empreintes de dinosaures. Il faut s’y rendre à marée basse pour avoir une chance de les apercevoir. Un petit guide papier est disponible avec les différentes formes des empreintes présentes sur le site. Ensuite, pas de signe indicateur, il faut chercher ! Certaines empreintes sont vraiment bien conservées donc il est facile de les apercevoir. Pour d’autres, ce n’est pas évident ! Nous passons une bonne heure à crapahuter entre les rochers, tels des enfants cherchants les oeufs de pâques dans le jardin.

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Le cinéma en plein air de Broome

Après cette escapade préhistorique, nous décidons d’aller nous faire une toile ! Il y a en effet à Broome un cinéma un peu particulier. Il s’agit d’un cinéma en plein air (le plus vieux au monde encore en exploitation) ! Les films sont projetés après le coucher du soleil, sur écran géant, et nous sommes assis sur des transats, comme à la plage ! Ce soir, nous regardons le film Dunkirk, de Christopher Nolan (très bon film au passage). Pour seulement 12 dollars par personne, notre expérience est assez incroyable car nous pouvons voir les avions passer à seulement quelques dizaines de mètres au dessus de nous (l’aérodrome est tout proche), ce qui fait un bruit tellement assourdissant que nous n’entendons plus le son du film pendant quelques secondes ! Aussi, des dizaines de chauves-souris géantes volent au dessus de nous, quelquefois devant l’écran et le projecteur, ce qui rajoute une ambiance assez particulière au moment…. En tout cas on adore !

 

JOUR 15
Broome

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L’une des oeuvres de Sobrane

Ce matin, nous profitons de la fraîcheur matinale pour aller à la piscine du camping. Dès qu’il fait trop chaud, nous nous rendons en ville pour aller faire les boutiques et les galleries d’art. Vu qu’il y a la clim, nous arrivons à survire ! Nous découvrons plusieurs galleries vraiment très intéressantes. L’une présente les clichés d’un photographe de la région Yane Sotiroski, spécialisé dans les prises de vue de paysages, notamment des Kimberleys. La plupart des photos sont réalisées avec un drone et sont vraiment magnifiques ! Ça invite vraiment au voyage !

L’autre gallerie qui nous plaît beaucoup est celle de l’artiste de rue Sobrane. Elle a réalisé de nombreux street art dans les rues de Broome, mettant en scène… des oiseaux ! Alors forcément, ça nous plait ! La gallerie présente ses tableaux, qui sont vraiment magnifiques ! Nous en ressortons vite avant de craquer pour une peinture à plusieurs milliers de dollars ! Une carte postale fera l’affaire pour l’instant !

Le soir, nous décidons de faire une activité qui sort un peu de l’ordinaire. Nous allons faire un tour…de dromadaire ! Comme beaucoup de gens, avant de venir en Australie, nous ne pensions pas que ce pays était connu pour les dromadaires. Nous avions tord ! Il y en a partout !

A savoir : Dromadaires

Au 19ème siècle, les premiers colons du centre et du nord de l’Australie les ont importé d’Inde et du Moyen-Orient, pour aider à explorer le territoire, puis ensuite pour transporter les lourdes charges dans le processus de construction. A l’arrivée des engins motorisés, les animaux ont été relâchés dans la nature ou se sont échappés tout simplement. Bien entendu, ils se sont reproduits, et ont envahis l’Australie, s’adaptant extrêmement bien au climat désertique ! Il y en aurait aujourd’hui plus de 300 000 ! (En 2008, il y en avait plus d’un million ! Le gouvernement a du prendre des mesures drastiques pour réduire ce nombre). L’industrie agro alimentaire a su tirer profit de la situation, en capturant les dromadaires sauvages et en revendant leur viande en Europe, aux Etats-Unis et au Japon . Des fermes ont aussi ouvert leurs portes, se spécialisant dans la production de viande mais aussi de lait. Certains dromadaires ont été re-capturés, soit pour être exportés au Moyen-Orient (les dromadaires Australiens étants d’une race plus pure), soit pour être utilisés dans l’industrie du tourisme ! 

C’est ainsi qu’à Broome, l’une des activités les plus populaires est de faire un tour à dos de dromadaire sur Cable Beach, une plage de 22 kilomètres de long. Trois compagnies proposent cette aventure : les dromadaires rouges, bleus et jaunes. Nous faisons notre tour avec les bleus ! Personnellement, je ne pense pas qu’il y ait une grande différence entres les trois. Seulement, à cette période de l’année, les bleus offraient une paire de boucles d’oreille à chaque fille, donc on en a profité ! Plusieurs formules sont proposées. Nous avons choisis le Sunset Tour, qui est le plus prisé. Comme ça, nous pouvons admirer le coucher du soleil en même temps !

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Prêts à embarquer !

A notre arrivée, nous nous voyons attribuer un dromadaire. Le notre se nomme Amos, et nous serons tous les deux sur son dos. Les camélidés peuvent porter une charge équivalente à 50% de leur poids, soit entre 300 à 500 kilos. Pour éviter de trop fatiguer les animaux, les compagnies ont appliqué une limite de poids. Les personnes de plus de 90 kilos ne peuvent malheureusement pas faire le tour. Nous trouvons ça un peu injuste car il suffirait de mettre une seule personne sur un dromadaire à la place de deux, mais en même temps, c’est bien de voir que les animaux ne sont pas surmenés. La propriétaire de la compagnie est avec nous ce soir, et elle nous présente les animaux avec amour. On voit bien que son engagement envers les dromadaires est total.

 

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Amos, notre dromadaire

Nous montons en selle, un peu brusquement (Amos est apparement pressé de se lever et n’attend même pas que j’ai fini de mettre mon étrier !) et attendons que tous les autres “passagers” de la caravane soient installés, avant de nous mettre en route. Les dromadaires sont attachés à la queue-leu-leu, et guidés par la propriétaire. Ils la connaissent depuis des années, et lui obéissent au doigt et à l’oeil ! Nous avons avec nous quelques accompagnateurs, qui marchent à pieds à côté de nous. Ils sont là pour être sûrs que notre expérience se déroule bien, pour nous prendre en photo, et aussi pour nous donner des informations sur les dromadaires. Nous apprenons ainsi que le notre, Amos, est très têtu ! Il est en train de faire sa crise d’adolescence ! Heureusement pour nous, quand la boss est là, il se tient à carreau ! Nous en apprenons aussi un peu plus sur l’origine des dromadaires (certains viennent de la nature, d’autres sont récupérés dans des cirques ou zoos, pour leur donner une meilleure vie), et chaque animal ne travaillera pas plus de 15 ans. Sachant qu’un dromadaire vit environ 40 ans, certains d’entres eux prennent leur retraite très jeunes ! Après leur travail à Broome, ils sont soit gardés dans la ferme située à quelques kilomètres de là, soit envoyés dans des sanctuaires où ils finiront leurs jours en paix. Nous apprécions vraiment avoir toutes ces informations ! Ça nous rassure sur la manière dont sont traités les animaux !

 

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On s’en sort plutôt pas mal !

Amandine effectue ici son baptême de dromadaire ! Rémi, lui, en avait déjà fait en Afrique. On peut dire que c’est plutôt confortable, et nous n’avons pas le mal de mer, même si nos photos de l’océan pourraient présumer le contraire : aucune d’entres elles n’est droite ! La marche continue sur la plage, avec en arrière plan le magnifique coucher de soleil. De nombreuses personnes nous suivent à pied, pour mitrailler de photos les 3 caravanes. En effet, ça doit rendre plutôt bien !

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La descente à terre est assez impressionnante ! En effet, pour s’asseoir, les camélidés plient en premier les jambes de devant. Il faut donc bien s’accrocher ! Pour 90 dollars chacun, et une durée de une heure et demie sur le dromadaire, nous avons vraiment aimé ! Nous recommandons cette activité à tout le monde !

Coin cinéma : nous vous conseillons de regarder le film Tracks, l’incroyable odyssée d’une jeune fille et de ses dromadaires à travers le désert Australien.

Nous rentrons au camping, pour une soirée barbecue avec nos amis !

JOUR 16
Broome

En dehors des empreintes de dinosaures et des dromadaires, la ville de Broome est connue pour son histoire importante dans la récolte des perles.

A savoir : Perles

Depuis des millénaires, les peules aborigènes ont récoltés les perles dans l’océan, et s’en sont servit comme monnaie d’échange. A l’arrivée des premiers Européens, en 1688, le pirate et explorateur William Dampier découvrit un gisement de perles dans les eaux du nord de l’Australie. S’ensuivit un interêt grandissant pour les perles, qui se transforma rapidement en une véritable industrie. De nombreux étrangers vinrent travailler dans la région, notamment des Japonais, d’excellents plongeurs, qualité requise pour aller chercher les perles sous l’eau. Cependant, au cours de la seconde guerre mondiale, l’industrie connût un arrêt total, dû en grande partie à l’internement des Japonais dans des camps pour la durée de la guerre. Leurs bateaux furent détruits, faisant penser que la récolte des perles était finie pour de bon. Néanmoins, le travail repris après la guerre, avec pour changement la manière de récolter les perles. Celles-ci furent désormais cultivées dans des fermes plutôt que ramassées dans la nature. De nos jours, l’industrie a bien évoluée, avec un marché actif, faisant de Broome l’un des endroits où les perles de culture sont les plus fines au monde !

Il y a à Broome beaucoup de galleries expliquant l’importance de l’industrie perlière dans l’économie de la ville, et exposant des perles. Pour le coup, il y a aussi beaucoup de boutiques de bijoux ! Colliers, bagues, boucles d’oreilles, bracelets… pour toute personne aimant les perles, c’est l’endroit rêvé !

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Broome est l’endroit parfait pour observer le coucher de soleil !

En fin d’après midi, nous rejoignons Ian et Jenny (que nous avons rencontré à la Barn Hill Station quelques jours plus tôt) à la brasserie locale : Matso’s. Ian adore la bière, et leur tour d’Australie consiste notamment à faire le tour des brasseries locales. Nous adorons le principe ! Contrairement à la Lucky Bay Brewing où nous avons fait un HelpX incroyable, Matso’s est implantée depuis de nombreuses années et est assez connue en Australie. Elle n’en est plus au stade de micro-brewery, et cela se voit dès notre arrivée. Nous sommes accueillis un peu froidement à notre goût, ce qui laisse entrevoir que la vente de bière est maintenant devenu un business plus qu’une passion. Les serveurs ne nous ont pas paru bien agréables, mais bon… nous sommes venus avant tout pour goûter la bière ! Avec Rémi, nous prenons un échantillon de plusieurs bières, pour avoir un aperçu de tout ce qu’ils proposent. Elle sont plutôt bonnes, et nous sommes agréablement surpris par la Ginger Beer. Cette bière, qui ne contient en fait pas d’alcool, a un goût de gingembre ! Et c’est très bon ! Les australiens en sont très friands, et on peut en trouver dans tous les supermarchés. Nous essayerons d’en trouver à notre retour en France !

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La plage de Cable Beach est immense !

Après avoir passé une heure et demie à la brasserie, nous allons nous promener au marché local. Comme la plupart des marchés australiens que nous avons fait, nous retrouvons ici un mélange de produits locaux, d’art local (aborigène en l’occurrence) et de produits made in china. Nous trouvons dommage que ces produits soient présents, car ça gâche un peu l’authenticité des autres étals, qui eux, sont de la région. Enfin bon, il faut de tout pour rendre les gens heureux ! Il y a aussi des petits producteurs de fruits et légumes, et des caravanes vendant de la nourriture. Nous en apercevons d’ailleurs une vendant des crêpes ! Cela nous rappelle de suite notre expérience de vendeurs de crêpes à Espérance ! Nous nous rendons vite compte que nos prix étaient très bas comparé à ici ! Une crêpe nutella-banane coûte ici 9 dollars alors que nous vendions la notre 4,5 dollars ! Nous aurions dû faire du business à Broome ! Nous serions devenus riches ! Haha !

L’un des évènements incontournable de Broome est le Staircase to the Moon. Il s’agit d’un phénomène visible seulement 3 jours par mois, entre mars et octobre : un levé de lune sur l’océan. Lorsque la lune se lève, son reflet dans l’eau imite des marches d’escalier, qui mènent tout droit à la lune. Nous avons vu beaucoup de photos, et avons vraiment de la chance d’être à Broome pendant la bonne période ! Ce soir, nous avons été invité à manger par Ian et Jenny. Leur emplacement de camping étant en bord de plage, nous serons aux premières loges pour le spectacle ! Manque de pot, la lune ne se lèvera pas sous nos yeux ce soir… car les nuages ne semblent pas vouloir partir ! Du coup, nous décidons de rester une nuit de plus, en espérant voir quelque chose le lendemain ! En attendant, nous avons passé une très bonne soirée, avec un délicieux repas !

JOUR 17
Broome

Dernière journée à Broome ! Nous profitons pas mal de la piscine, car il fait vraiment chaud, et nous avons déjà visité presque toute la ville. Nous allons tout de même à la bibliothèque pour pouvoir nous servir un peu d’internet et mettre à jour notre blog, contacter nos futurs hôtes en HelpX, et se reconnecter un peu avec le reste du monde !

Le reste de la journée se passe tranquillement, et, en fin d’après-midi, nous rejoignons la plage de Cable Beach, où nous allons voir le coucher de soleil. Pendant que Rémi se prélasse sur une chaise, je prends en photo les dromadaires ! Nous comprenons mieux pourquoi autant de monde nous prenait en photo lors de notre tour ! Le cadre est juste incroyable ! Le soleil se couchant derrière les dromadaires, nous ne voyons que l’ombre chinoise de ceux-ci, avec leur reflet sur la plage mouillée… c’est tout simplement magnifique !

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Une fois le soleil disparu à l’horizon et la carte mémoire de l’appareil photo saturée, nous nous rendons à l’autre bout de la ville, pour observer le lever de lune ! Nous avons décidé de faire un petit pique-nique en attendant le moment venu. Nous nous installons sur une petite dune, où il fait nuit noire, et découvrons vite que nous sommes entourés de bernards l’hermite ! De toutes formes et tailles, ils viennent sillonner le sable à nos pieds ! C’est trop mignon ! On fait quand même attention à ne pas se faire pincer le bout des doigts de pieds !

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Staircase to the moon

Ce soir nous avons de la chance ! Aucun nuage ne couvre le ciel et c’est avec joie que nous accueillons la lune ! Sa levée au dessus de l’océan est vraiment un très joli spectacle ! Ça aurait été dommage de manquer ça ! Remi essaye de s’entraîner à prendre des photo de nuit, mais le résultat n’est pas à la hauteur de ses espérances, car il n’y a pas assez de luminosité (et il a laissé le pied au camping…). On vous donne tout de même un petit aperçu ci-contre !

JOUR 18
Broome à Larrawa Station, 540 km

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Un boab le long de la route

Avant de quitter Broome, nous nous rendons au marché local, pour essayer d’acheter quelques fruits et légumes. Malheureusement, aucun étal n’en propose ! Nous repartons donc bredouille, direction l’est ! Le paysage de la région des Kimberleys se distingue du reste de l’Australie par un détail de taille : le bord de la route est envahis de… boabs ! Ces arbres immenses, de la même famille que les baobabs Africains, présentent une forme bien particulière : au plus ils grandissent, au plus la base de leur tronc grossit. Ils sont donc aussi connu sous le nom d’arbres bouteilles. On adore ! Ils ont tous une forme différente, avec des branches partant dans tous les sens ! Ca donne un peu de distraction sur la route !

La station où nous allons passer la nuit est vraiment sympathique. Comme pour la Barn Hill Station où nous sommes restés deux nuits la semaine dernière, il faut parcourir une route non goudronnée et passer plusieurs portails avant d’atteindre le terrain de camping. Ici, tout est basique ! Il y a seulement deux toilettes et deux douches, sans électricité. Il faut donc penser à prendre sa douche avant le coucher du soleil, ou à la lampe torche ! Il y a aussi un barbecue, et des hectares de champs et forêts pour aller ramasser du bois ! Pas de réceptionniste, chacun s’installe où il veut (nous choisissons de nous mettre derrière un arbre pour profiter un peu de l’ombre) et la propriétaire vient récolter l’argent plus tard. Attention, il faut prévoir de la monnaie ! Ici, pas de système qui accepte la carte bleue !

Après avoir retrouvé Mathias et Anca et fait notre installation pour la nuit, nous partons en mini randonnée à travers la propriété pour rejoindre la rivière. Nous traversons des champs accueillants des vaches, qui, les pauvres, sont bien maigres, comme toutes les vaches dans le nord de l’Australie. Il fait trop chaud pour elles, et il n’y a pas assez d’herbe à manger ! En arrivant à la “rivière”, nous nous apercevons que celle-ci est presque à sec ! Tant pis, la balade aura été tout de même sympathique !

Nous rentrons au campement, et faisons un barbecue !

A savoir : Vaches

Dans le nord de l’Australie, les milliers de vaches que l’on peut croiser le long de la route ne sont vraiment pas bien grosses. Pour ainsi dire, elles n’ont que la peau sur les os ! Cette situation nous a un peu intrigué, car nous ne pensions pas que ces vaches pouvaient servir de nourriture tellement elles sont maigres. En fait, une fois leur taille adulte atteinte, elles sont envoyées dans des champs spéciaux, où la nourriture ne manque pas et où elles pourront prendre du poids. Une fois qu’elles ont le ventre bien rempli, elles sont envoyées par road train (des immenses camions faisant jusqu’a 52 mètres de long et pouvant transporter plusieurs centaines de bovins!) jusqu’au port le plus proche, pour être ensuite acheminées vers l’Indonésie, où elle serviront de nourriture.

JOUR 19
Larrawa Station a Kununurra, 504 km

La route jusqu’à Kununarra se passe sans encombres, sans arrêt spécifique, sauf au dessus de certains ponts, pour essayer d’apercevoir des crocodiles (nous n’en voyons aucun !)

Une fois notre emplacement de camping récupéré et nos tables et chaises installées (pour reserver l’emplacement, qui ici est libre – vous vous mettez où il y a de la place), nous filons à l’est de la ville, direction Kangaroo Haven !

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Rémi en mode pouponnage !

Il s’agit d’un sanctuaire pour Kangourou, tenu par Mandy, une dame d’une quarantaine d’années. De manière totalement bénévole, elle recueille des bébés kangourous et wallabies trouvés dans la poche de leurs mères décédés (soit à cause d’une voiture, soit pour servir de nourriture aux communautés aborigènes, qui chassent les kangourous). Elle les élève jusqu’à leur âge adulte, et ensuite, les relâche dans la nature. Il y a donc des marsupiaux partout dans la maison ! La visite commence dans le salon, où des petits boules de poils attendent sagement l’heure du biberon, chacun dans sa poche en tissu. Nous les caressons le temps que le lait chauffe, puis c’est l’heure du repas ! Alors, comme avec un bébé, nous prenons les petits wallabies dans nos bras, et nous leur donnons le biberon tout chaud. C’est trop mignon ! Franchement, on vous le dit, on a craqué ! Dommage que ça grandisse car on en aurait bien gardé un pour nous !!! Une fois la dizaine de marsupiaux nourris, nous allons dans le jardin. Celui-ci a été compartimenté en plusieurs espaces, pour pouvoir séparer les kangourous en différentes “catégories”. Tout d’abord on trouve les bébés, qui sont assez grands pour rester dehors, mais trop petit pour encore se nourrir tout seul et reçoivent encore des biberons (que nous leur donnons). Ensuite, on retrouve deux grand kangourous, qui ont passé l’âge adulte depuis bien longtemps, mais qui ne pourrons jamais être relâchés, car ils sont blessés (l’un est aveugle, et l’autre a une patte en mauvais état). Ces deux là finiront leurs jours au sanctuaire, ce qui apparement ne les dérangent pas trop, car en plus d’être chouchoutés, ils ont encore droit aux biberons ! (seulement pour leur faire plaisir nous dit Mandy). Enfin, un grand enclos contient les marsupiaux qui vont être relâchés d’ici peu. Il y en a une quinzaine, de toutes races différentes ! Super pour nous car nous avons un petit aperçu de la diversité marsupiale qui règne en Australie ! En effet, tous les kangourous d’Australie ne font pas 2 mètres de haut. Une bonne manière de voir tous les clichés s’envoler.

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Les petits kangourous ont bon appétit !

Il faut savoir que les kangourous et wallabies que Mandy recueille viennent pour certains de très loin ! Certains font un voyage de plus de 500km ! La raison : il n’y a pas d’autre sanctuaire aux alentours (les alentours représentants une superficie grosse comme 2 fois la France). Pour les relâcher au bon endroit, Mandy voyage donc très loin aussi ! Pour d’autres, c’est plus facile : ils continuent leur vie de l’autre côté du grillage du jardin, où de la nourriture est laissée chaque jour !

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On peut l’adopter ???

En plus des kangourous, Mandy accueille des dizaines d’oiseaux, petits et grands, qui ont été blessés. Ils finiront le reste de leur vie ici, choyés, nourris et soignés. 

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Même les grands ont droit au biberon !

Mandy nous a impressionnée. Ce petit bout de femme est incroyable car ce qu’elle fait pour ces animaux est extraordinaire, et lui prend tout son temps. Un bébé kangourou, ça mange 7 fois par jour, donc quand il y en a 10 à la fois, ça fait beaucoup de réveils et de biberons pendant la nuit ! Aussi, Mandy ne reçoit aucune subvention de l’Etat. Au contraire, elle doit payer, et très cher ! Pour chaque animal qu’elle recueille, de nouveaux frais s’ajoutent. Il lui faut aussi des permis spécifiques pour certains animaux, et la nourriture lui revient très cher. Pour essayer d’avoir un peu d’aide financière, elle a ouvert sa maison au public (ah oui, ça aussi elle le paye à l’Etat !) et demande 10 dollars à chaque visiteur. Sachant que la visite a duré pour nous 1 heure 30, et que ce fut une expérience extraordinaire, nous lui avons donné de bon coeur ! Nous aurions voulu pouvoir donner plus, malheureusement, nous avons un budget restraint…

En tout cas, nous garderons des supers souvenirs de cet endroit, des bébés kangourous, et de Mandy, une femme qui a le coeur sur la main.

Après cette activité unique pour tout voyageur en Australie, nous allons faire quelques courses pour un dernier barbecue avec nos amis Mathias et Anca. Au menu de ce soir, saucisses et légumes grillés !

JOUR 20
Kununarra à Katherine, 515 km

Aujourd’hui se termine notre deuxième road trip australien ! Après trois semaines de voyage, nous allons atteindre ce soir notre dernière destination : Katherine.

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Notre graine de boab gravée

Avant de prendre la route, nous décidons de faire un petit détour par le centre de Kununarra, pour aller visiter deux galleries d’art aborigène. Et oui, nous adorons ça ! Dans la première, nous trouvons l’une des spécialités des Kimberleys, la région dans laquelle nous sommes. Il s’agit de graines de boab (cet arbre cousin du baobab africain) qui sont récoltées, séchées et gravées à la main, à l’aide d’outils pointus. Les aborigènes les décorent surtout avec des animaux, ou des portraits, mais en tout cas avec des scènes de leur quotidien dans le bush (terme désignant la savane australienne). Nous aimons beaucoup regarder les différentes graines, chacune unique de par sa forme et par le dessin réalisé dessus par des artistes différents. Bien sur, nous craquons ! C’est un petit échidné qui vient agrandir notre collection d’art aborigène (nous avons déjà acheté une toile à notre passage à Coober Peddy). N’est-il pas trop mignon ?

Nous allons ensuite visiter une deuxième gallerie, qui devient tout de suite notre préférée en Australie (pour l’instant!). Ici, dans la Artlandish Gallery, on trouve des toiles magnifiques ! Magnifiques et chères puisque il n’y a presque rien en dessous de 1000 dollars. Quel bonheur de passer du temps à tout observer ! La gérante de la gallerie est très impliquée dans son travail ! Elle s’occupe de contacter les différents artistes aborigènes et leur passe commande. Elle les connait presque tous personnellement, ce qui justifie surement la qualité des oeuvres rassemblées ici. Certains artistes viennent même peindre sur place de temps en temps. Il y a ici beaucoup de peintures de styles (et donc de régions) différents, avec des artistes classiques mais aussi contemporains, qui intégrent intelligemment les caractéristiques typiques de l’art aborigène dans leurs toiles pleines de couleurs, d’animaux, de feu… Nous sommes tombés littéralement amoureux de cette galerie ! Un vrai coup de foudre qui aurait pu mal se terminer pour notre porte monnaie si nous avions eu les moyen ! Malheureusement, nous devrons revenir dans dix ans (avec un compte en banque plein à craquer – et surtout des murs vierges où mettre tous les tableaux !!). Mais si vous voulez nous offrir un cadeau pour Noël, n’hésitez pas ! C’est par ici ! 😉 ). Nous achetons tout de même quelques cartes postales ainsi qu’un petit caillou porte-bonheur où est peint un kangourou (bon oui ça fait cliché, mais on aime bien ! )

Ces deux visites prolongées ne nous mettent pas en avance sur notre trajet, sachant que nous allons passer une frontière… celle du Territoire du Nord… et de surcroit, allons changer d’heure ! Oups ! Nous avions oublié ce détail dans nos planifications d’horaire, donc nous roulons (sans dépasser les limitations de vitesse) presque sans nous arrêter, pour ne pas être trop en retard.

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Après plus de 3 800 km parcourus depuis notre départ de Perth, nous voici arrivés à Katherine, dans le territoire du nord ! Nous allons directement chez notre hôte HelpX, Belinda, qui va nous accueillir pendant une semaine dans sa maison !

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