Les bibliothèques australiennes, des oasis pour les nomades !

Si, pour la grande majorité des gens, l’Australie rime avec plages de sable blanc, animaux bizarres, surf et paysages sauvages, nous avons rajouté à la liste :  les bibliothèques ! Dans cet article, vous pourrez découvrir un an d’exploration des lieux de lecture australiens, et, après plus de 30 800 km parcouru, nous avons des choses à dire !

Le défi australien !

Cet article n’a pas vocation à dresser un portrait « professionnel » des bibliothèques australiennes, de leurs taux de fréquentation, de la pertinence de leurs horaires ou du choix des collections. Pendant nos visites dans les bibliothèques australiennes et nos discussions avec les bibliothécaires qui les peuplent, nous n’avons pas cherché à avoir des chiffres et des données précises. Vous verrez au fil de votre lecture que nous vous livrons, à la place d’un écrit scientifique, notre ressenti en tant qu’usagers et nos observations personnelles. A coup sûr,  ces éléments sont soumis à notre cadre de référence, qui nous est propre. Néanmoins, cette publication de la BBF de juillet 2011, pourra vous donner les informations plus spécifiques que vous pourriez aimer consulter (et oui certains adorent la bibliothéconomie…).

S’il est bien un sentiment que nous partageons avec cette publication, c’est que oui, la lecture publique en Australie est un défi.

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La bibliothèque de Melbourne (Victoria) est un lieu incontournable pour les touristes (et les habitants) !

Tout d’abord, ce qui nous a marqué en tant que voyageurs au long cours : c’est l’énormité des distances ! Vous avez beau entendre cela, dès que quelqu’un parle de son voyage en Australie (pour ceux qui en sont revenus vivants tout du moins…), ce n’est pas une blague, le pays est gigantesque. Vous allez nous dire, les USA aussi, et personne ne s’en plaint ! Oui, mais à la différence des Etats-Unis, l’Australie est très faiblement peuplé. Et c’est bien ça qui choque le voyageur : une fois sorti d’une grande ville comme Adélaïde (1 200 000 habitants), il n’y a que des pâturages ou du désert. L’Australie offre l’une des plus faible densité de population au monde ! D’après des données démographiques de 2005, l’Australie compte 2,6 habitants au km², quand la France en a 112 ! Une sensation d’isolement et de solitude que nous avons adoré mais qui n’aide pas les villes à se regrouper et à développer des services communs.

Comment attendre des « Shire« , les communautés de communes à l’australienne, un regroupement des bibliothèques ou une mutualisation comme à Plaine Commune en Seine-Saint-Denis ? Les distances posent bien évidemment problème, quand l’objectif est la mutualisation des collections, dans le but de permettre aux usagers d’accéder à plus de contenus.  Même si l’effort est fait, on ne peut pertinemment pas dire à un lecteur qu’il a la possibilité avec sa carte, d’emprunter dans la bibliothèque la plus proche, à 800km de là ! D’ailleurs, pendant nos pérégrinations, nous avons vu des services de navettes parfois absurdes entre bibliothèques regroupées. Pour couvrir le coût du service, la bibliothèque de Clarence Valley (Nouvelle-Galles du Sud) charge de 5,5 à 20 dollars l’acheminement d’un livre, en comptant un délai d’attente de 3 semaines minimum… De notre point de vue, dans ces conditions, le service rendu aux lecteurs ne justifie pas le développement d’un système de navette. Trop choqués par le prix, nous n’avons pas pensé à demander au bibliothécaire la fréquentation de ce service.

Le second frein à une mutualisation (alors que cela aurait pu être une solution) : un réseau dématérialisé.

Il faut bien comprendre que l’accès à un internet haut débit n’est pas la norme en Australie.  Le premier pas vers une mutualisation des bases de données des lecteurs et des collections requiert que les bibliothèques puissent, grâce au réseau internet, échanger des données sur un logiciel commun. L’investissement financier (et il est conséquent, car la seule option est un accès internet satellitaire) a été fait pour beaucoup de bibliothèques, même dans des villages isolés. Les bibliothèques peuvent donc communiquer entres elles, mais elles peinent à trouver leur public. Car si une bibliothèque peut investir dans une connection satellitaire, ce n’est pas le cas de tous les habitants du territoire concerné. Ainsi, des ressources en lignes, la dématérialisation des collections ou même des espaces utilisateurs virtuels, sont des efforts qui sont fait par les bibliothèques, mais avec peu de pénétration sur de possibles usagers.

Attention, ce défi australien concerne les bibliothèques et les populations non urbaines. Comme nous allons le voir dans le chapitre suivant, les bibliothèques citadines ne rencontrent pas ce problème du « Bush » ou de « l’Outback » (deux termes qui désignent un territoire grand comme les 2/3 de l’Europe, avec seulement 5% de la population australienne).

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La section historique de la bibliothèque d’Adelaide nous a charmé !

Un modèle de bibliothèque peu différent de chez nous.

Les bibliothèques australiennes en zone urbaine ne sont pas concernées par ce problème : mutualisées et connectées, elles proposent des services similaires aux bibliothèques françaises.

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La très moderne bibliothèque de Bridgetown (Australie Occidentale), où nous étions inscrits !

Nous nous sommes inscrits dans plusieurs bibliothèques tout autour de l’Australie, quand nous avons posé nos sacs à dos pour travailler dans des fermes. Afin de parler des services, nous prendrons l’exemple de la bibliothèque de la ville d’Albany (population : 30 656 habitants en 2011) en Australie Occidentale. Nous sommes restés deux semaines dans les environs, à traire les chèvres et à fabriquer du fromage (on vous raconte tout dans cet article !). La ville d’Albany étant juste à côté de la ferme (45 minutes de routes goudronnées, le luxe !), nous nous sommes inscrits à la bibliothèque du centre-ville et nous avons pu en lister les services, peu différents de chez nous, que nous avons retrouvés, à quelques détails près, dans toutes les agglomérations.

  • Emprunts et adhésions :

L’inscription à la bibliothèque est gratuite, vous avez juste besoin de votre pièce d’identité. Vous avez la possibilité d’emprunter 20 documents, pour une durée maximum de 3 semaines. Vous pouvez aussi réserver des documents (20 au maximum en même temps) et un SMS vous prévient de la disponibilité de votre réservation.

  • Services gratuits :

Prêt à domicile; club lecture; groupe d’écriture; événements littéraires; apprentissage des langues; animations pour les plus jeunes (lecture, jeux rythmiques, activités et jeux pendant les vacances); accès internet et wifi gratuit (très limité tout de même, 30 minutes sur un ordinateur et 200 Mo d’accès Wifi par jours); boîte retour 24/24h.

  • Services payants :

Remplacement de la carte usager; retard de documents; réservations non collectées; documents endommagés ou perdus; photocopies et scans; location de salle de réunion; Membre PLUS (accès gratuit aux événements payants et plus de prêts et de réservations possible).

  • Horaires :

Les bibliothèques australiennes ont en général des horaires d’ouverture assez larges. Par exemple, celle d’Albany ouvre du lundi au samedi de 9h à 20h ou de 9h à 18h.

  • Les collections :

Les collections sont très semblables à celles proposées par les bibliothèques françaises, pour des équipements de taille égale. On y retrouve tous les genres de la fiction littéraire, les documentaires, les CD, les DVD (et parfois Blu-Ray), les magazines, bande-dessinées, mangas, comics, albums pour enfants. Nous avons été surpris par l’abondance d’Audiobook ou livres audio. Ces livres à lire avec les oreilles sont extrêmement populaire en Australie. Nous avons même vu une bibliothèque où ce format était plus représenté que le livre papier (en section fiction). Nous avons un peu investigué pour comprendre cet engouement, et il nous est apparu que les Australiens les dévorent en faisant d’autres activités : cuisine, conduite, sport. En même temps, au vue des distances australiennes, il est possible d’écouter la saga Harry Potter en un trajet !

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Les collections fictions sont identiques à la France, on y retrouve les succès littéraires  internationaux !

  • L’innovation en bibliothèque :

Nous allons aborder ici les services peu communs ou innovants que nous avons pu rencontrer dans les bibliothèques australiennes, témoins de la lucidité de ces dernières. De notre avis personnel, les bibliothèques se doivent de proposer de nouveaux services pour devenir un lieu incontournable du territoire, au niveau culturel et communautaire. Le recyclage et la guerre aux déchets sont des enjeux dont les bibliothèques australiennes se sont vraiment saisies. Nous avons pu voir des programmations autour de tables rondes du recyclage, des composts communautaires dans le jardin de la bibliothèque, des regroupements thématiques de documents sur le développement durable. Comme nous l’avons constaté dans notre bilan sur notre année en Australie, les australiens sont très sensibles à la protection de leur environnement, et les bibliothèques y jouent leur rôle.

L’aspect ludique nous a également semblé prépondérant. Presque toutes les bibliothèques proposent des espaces de jeux, des collections de jeux de société (à jouer sur place ou à emprunter), et même, très rarement, des jeux vidéo. A la médiathèque de Bridgetown (Australie Occidentale), nous avons découvert une table près de l’entrée, avec un puzzle collectif. Les usagers s’arrêtaient quelques minutes ou plus, pour placer quelques pièces et ainsi apporter leur contribution. Pour pimenter la chose, les bibliothécaires avaient caché la boîte et donc le modèle !

Les services numériques sont un autre axe fort sur lesquels les bibliothèques développent leurs services. Ateliers d’initiation informatique pour seniors, sensibilisation à la programmation informatique pour les plus jeunes, forums explicatifs sur des sujets comme le streaming ou le cloud computing, autant d’exemples qui encrent les bibliothèques dans le monde numérique actuel. Certaines proposent même des prêts de tablettes tactiles, avec du contenu préparé par les bibliothécaires. Enfin, beaucoup de bibliothèques proposent un accès gratuit à des ressources en ligne (Livres numériques, livres audio, magazines au format numérique et des formations en ligne).

Pour exemple, le Maker Space (Espace de création collaboratif) de Newcastle (Nouvelle-Galles du sud) propose toutes sortes d’ateliers pour les 8 à 99 ans. Initiation à la poterie, cours de dessin, classe de broderie numérique, atelier de couture, programmation de Raspberry PI, découverte de l’impression 3D, etc.  

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Tables et chaises, prises électriques, air conditionné, Wifi et horaires d’ouverture généreux sont autant de façon de faire venir les étudiants à la bibliothèque !

Outre les services proposés par les bibliothèques, nous avons pu observer les pratiques de certains de nos hôtes chez qui nous avons travaillé. Voici quelques exemples :

Bill et Tina sur Kangaroo Island (Australie Méridionale) : Nos hôtes ne fréquentaient pas la bibliothèque car ils en étaient éloignés géographiquement. Le seul accès à leur ferme était par une piste et les rares déplacements en ville pour acheter de la nourriture n’était pas prétexte à fréquenter la bibliothèque. Impossible pour eux de profiter de services dématérialisés à la maison, la connection internet par satellite était très limité, permettant à peine de charger des mails (on oublie donc la 4g…).

Robin et Nigel à Esperance (Australie Occidentale) : Robin empruntait de temps en temps quelques livres. Mais elle s’y rendait surtout pour acheter des livres, lorsque la bibliothèque vendait ses vieux romans.

David et Julie à Albany (Australie Occidentale) : Notre hôte Julie avait sa routine hebdomadaire, qui incluait la bibliothèque. La ferme était assez isolée et elle ne se rendait en ville qu’une fois par semaine. L’occasion pour elle de passer à la bibliothèque où elle avait réservé des documents depuis chez elle, en ligne. Elle repartait de la bibliothèque avec une dizaine de films et quelques livres… de quoi tenir jusqu’à la semaine suivante !

Lee et Bill à Bridgetown (Australie Occidentale) : Nos hôtes consommaient uniquement des DVD à la bibliothèque voisine. Il y avait d’ailleurs un décalage entre les alentours de leur maison cernée par les alpagas, les vaches et les moutons, sans eau courante (uniquement de l’eau de pluie) et la bibliothèque toute neuve et moderne à une vingtaine de minutes de chez eux.

Belinda à Katherine  (Territoire du Nord) : Belinda ne fréquentait pas la bibliothèque. Ce qui était surement une bonne chose en définitive, puisqu’elle vivait avec un Dingo, Dusty, un « chien » sauvage australien, qui n’aurait fait qu’une bouchée des documents de la bibliothèque.

 

Nous pouvons dire que les bibliothèques australiennes ont bien compris les enjeux auxquelles elles doivent faire face. Accessibles, gratuites, connectées, s’incluant dans la vie événementielle et communautaire, nous ne pouvons qu’applaudir la politique de lecture publique cohérente et réfléchie des bibliothèques du pays continent. Certes, l’Australie offre des bibliothèques à deux vitesses, entre celles en zone urbaine et celles du « Bush ». Néanmoins, les bibliothèques ont été pour nous de véritables oasis !

Les bibliothécaires nomades

Bien entendu une partie de cette article est consacré à notre ressenti en tant que backpackers. Vivants dans une voiture pour l’essentiel de l’année, les bibliothèques sont des endroits gratuits, ouverts et confortables que nous avons assidûment fréquentés !

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Amandine, en pleine rédaction d’un article pour le blog !

Il faut être honnête, nous avons poussé les portes de plus d’une trentaine de bibliothèques, à la recherche de la perle rare, celle qui nous aurait stupéfait et aurait mérité un article à elle seule… Malheureusement ce n’est pas arrivé ! La similarité entre bibliothèques françaises et australiennes est saisissante.

Pas de particularité australienne donc ? Pas tout à fait, car notre expérience est indissociable de notre vie de voyageur. Car oui, BiblioTerra ne se conçoit pas dans le cadre d’un voyage luxueux, cheminant de bibliothèques en bibliothèques, passant la nuit à l’hôtel avec petit déjeuner… Nous dormions dans notre voiture, au milieu du Bush, mangions une boîte de thon le midi et des pâtes instantanées le soir (nous aimons bien exagérer 🙂 Enfin, pas temps que ça ! ). Alors, après 3 jours de route, sans signal téléphone, radio, GPS ou Wifi, sans croiser plus d’une dizaine de voitures, la première bibliothèque sur notre chemin devenait un moyen de se reconnecter avec le monde ! Nous avons discuté de ce phénomène avec d’autres voyageurs, qui sans être bibliothécaires, partageaient ce sentiment. Nous pouvions être sûr, en rentrant dans une bibliothèque, de croiser des jeunes backpackers, faisant le siège d’une prise électrique (avec plusieurs multiprises connectées) pour recharger ordinateurs, téléphones et lampes torche ! Et si une bibliothèque propose un accès internet (souvent d’une lenteur nous replongeant au début des années 2000), les backpackers se transforment alors en sangsue du Wifi, utilisant chaque kilo-octets de données alloués gratuitement. C’est aussi l’endroit où l’on peut imprimer son C.V. afin de trouver un travail et pouvoir ainsi payer l’essence, le fluide indispensable pour continuer l’aventure.

Les bibliothèques sont aussi un lieu de vie et de rencontres, l’endroit idéal pour sonder une ville, une communauté. Comme à Espérance où nous sommes restés 7 semaines et sommes devenus des vrais locaux ! La bibliothèque était un endroit vraiment ancré dans les habitudes des habitants, il y régnait une atmosphère familiale et chaleureuse. Nous ne manquions pas d’y aller tous les 2 ou 3 jours, pour faire des emprunts dans la multitude de films classiques australiens.

Nous avons vraiment eu plaisir à découvrir les collections et leur organisation. C’était avec un oeil connaisseur que nous commentions le rangement, la communication des activités, la signalétique… Autant le dire, les bibliothécaires sont intransigeant avec leurs compères. Nous avons souvent été très mauvaises langues, plaignant les pauvres lecteurs, perdus dans une Dewey (une des méthodes de classification utilisé en bibliothèque) incompréhensible. L’inverse a été observé aussi, avec trop, beaucoup trop de signalisation, qui semblait étouffer les collections. Nous avons d’ailleurs parfois ressenti une certaine nostalgie, l’envie de rejoindre l’équipe et de travailler à l’amélioration des services.

Il est des habitudes qui ne nous quittent pas, même à l’autre bout du monde !

 

Petite digression :

Souffrant d’une véritable boulimie pour les livres, nous avons également trouvé d’autres lieux pour satisfaire notre appétit de papier ! Nous avons rendu visite à tous les libraires que nous avons croisé. En revanche, interdiction de se faire plaisir… Notre budget serré d’un côté, la place limitée dans nos sacs à dos de l’autre, ont fait que nous avons acheté qu’une dizaine de livres dans l’année. Heureusement, il existe des boutiques de livres d’occasion et, dans presque tous les campings, une bibliothèque d’échange. Le principe est simple, on dépose un livre et on repart avec un autre. Néanmoins nous avons surtout lu sur nos livres électroniques, les compagnons idéal pour les grands lecteurs et voyageurs comme nous.

 

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Une boîte d’échange de livre, un concept qu’on adore ! Et au pied de celle-ci, vous pouvez ramasser des herbes aromatiques en échange d’un peu d’arrosage.

Conclusion

Il faut le dire clairement, les bibliothèques ont été un oasis de services pour nous ! Et il ne s’agit pas que d’une métaphore, car on y trouve également de l’eau potable et des toilettes avec chasse d’eau (le luxe 5 étoiles, quand on vient de rouler 1000km !). Cet article récapitulatif sur les bibliothèques australiennes est indissociable de notre mode de voyage, mais c’est ainsi que nous les avons perçues. Des endroits qui resteront dans notre mémoire comme des sanctuaires, des foyers dans lesquels nous nous sommes un peu retrouvé chez nous 🙂

 

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BiblioTerra en Australie

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7 réflexions sur “Les bibliothèques australiennes, des oasis pour les nomades !

  1. Jean-Louis Gérus dit :

    Je vous dis un grand merci, et vous félicite, pour cette magistrale réponse à la question d’un participant curieux lors de l’assemblée générale virtuelle de Frogstrotters’ association ! Me voilà rassuré : vous n’aviez pas lâché l’affaire ! Bises à vous deux. Jean-Louis

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  2. Jean-Louis Gérus dit :

    J’ajoute que j’ai rencontré en Languedoc, à l’occasion de randonnées, de petites bibliothèques d’échanges, fonctionnant selon le principe que vous décrivez. Je me souviens d’une particulièrement attrayante à Villeneuvette, dans l’enceinte de la Manufacture royale (près de Clermont l’Hérault) …

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  3. la lykorne illettrée dit :

    Un article très intéressant, visiblement c’était laborieux de trouver votre bonheur mais vous avez bien fait de persévérer !! Géniale l’idée de la boîte d’échange ! J’ai parfois trouvé des bars en voyage où les voyageurs pouvaient laisser leurs livres sur les étagères et en prendre d’autres à la place ! Sur Paris, dans les parcs, il est fréquent de trouver des livres sur les bancs ! Je trouve ces principes là super intéressant ! Merci pour le partage !

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  4. jurassiks39 dit :

    Un grand bravo poir cet article décrivant bien la disparité des situations rencontrées selon la localisation dans cet immense pays continent et faisant preuve de beaucoup de réalisme, lucidité et sens de l’humour quand vous décrivez tout ce que vous pouviez trouver avec bonheur dans les bibliothèques en dehors des livres et autres documents.
    On se rend alors bien compte de certains aspects très pratiques et terre à terre de votre mode de vie là-bas.
    Contente de constater que vous avez mené votre projet à terme là-bas grâce à des échanges et investigations sur le terrain.
    C’est intéressant aussi de constater le fossé qu’il peut y avoir entre l’image de l’Australie chez nous, pays moderne, connecté, jeune, et la réalité sur place en dehors des grandes villes.
    Un grand merci pour votre enquête, ce partage et ces superbes photos qui illustrent votre article.

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